Le rôle de l’ostéopathe dans la prise en charge des séquelles d’AVC

Qu’est-ce qu’un AVC ?

Un AVC (accident vasculaire cérébral) est une perte de la fonction cérébrale. Il se produit par un arrêt de la circulation sanguine dans le cerveau généralement dû à la rupture d’un vaisseau sanguin (hémorragie interne) ou bien à une interruption de la circulation sanguine causée par des bouchons dans une artère (infarctus cérébral). Le cerveau n’étant plus alimenté en oxygène engendre une attaque. L’attaque peut être mortelle et nécessite une prise en charge immédiate. 50% des personnes ayant survécu à cette attaque gardent des séquelles à vie. Ces séquelles sont diverses il peut s’agir de la paralysie d’un membre du corps (une jambe, un bras…), d’un relâchement soudain du visage, de troubles de la mémoire, de difficultés à parler, troubles de la compréhension, troubles de la vision ou bien par des douleurs neuropathiques.

La prise en charge de séquelle d’AVC par un ostéopathe

Tout d’abord il n’existe pas de diagnostic prédéfini, ceci va dépendre du patient, de quand remonte l’accident, de la prise en charge médicale, du métier du patient, du contexte familial, de son degré d’handicap et de bien autres facteurs. L’ostéopathe observe les zones douloureuses et leur répercussions sur le reste du corps. A l’image de la paralysie d’un bras qui entraîne une lourdeur sur les épaules et peut même venir tirer sur la mâchoire. L’ostéopathe travaille sur toutes les articulations et les muscles pour soulager les contractures et récupérer en mobilité.
Par exemple afin d’harmoniser le visage l’ostéopathe effectue des manipulations tout en douceur afin de redonner une souplesse à la partie paralysée et lever les rigidités et crispations. L’ostéopathe peut intervenir dès les jours qui suivent l’accident pour atténuer les douleurs et améliorer le quotidien du patient.

Le patient commence avec deux ou trois séances rapprochées dans les semaines qui suivent l’AVC. Puis, sont programmées des séances d’entretien à raison d’une par trimestre. Le patient doit également être suivi par un kinésithérapeute et un ergothérapeute pour un travail global et une récupération plus rapide.

Les conseils d’Astrid Beguin, ostéopathe

  • L’hydrothérapie, en complément à l’ostéopathie, peut se montrer efficace pour récupérer en mobilité articulaire et pour drainer le corps.
  • Afin d’aider à une bonne circulation sanguine, d’atténuer les sensations d’œdème et de lourdeur, réalisez des bains de pieds d’eau tiède avec des sels effervescents.
  • N’hésitez à vous auto masser régulièrement afin de faciliter la circulation sanguine. Utilisez des huiles prêtes à l’emploi contenant des huiles essentielles à visée circulatoire comme l’hélichryse italienne, la camomille allemande, le cyprès toujours vert, la lavande vraie, la menthe poivrée …
  • Pratiquez des exercices de visualisation consistant à mettre mentalement en mouvement la zone paralysée. Des études scientifiques ont en effet montré que ce type d’exercices stimule les zones cérébrales correspondantes et favorise la récupération.
  • Buvez du jus de citron mélangé avec de l’eau tiède afin de nettoyer votre foie durant plusieurs semaines, surtout si vous prenez beaucoup de médicaments.
  • Faites tourner et malaxer vos doigts à l’aide d’une balle en mousse afin de garder leur mobilité.
  • Marchez régulièrement et faites des sports doux comme de la gym
  • Restez actif en pratiquant la marche : faire vos courses, en jardinant, en bricolant, etc.
  • Des exercices respiratoires peuvent se montrer utiles : ils calment le stress, détournent l’attention de la douleur et permettent de se concentrer sur soi-même. En cas de crise, respirez depuis la zone douloureuse. Ceci consiste à visualiser mentalement comment le flux de l’inspiration et de l’expiration se dirige vers l’endroit en question et procure un effet calmant. La visualisation est un outil thérapeutique intéressant, elle favorise également une augmentation du flux sanguin dans la zone visualisée.