La prise en charge par un ostéopathe des lombalgies (mal de dos)

La lombalgie est le terme médical désignant le mal dans le bas du dos, dans la région des vertèbres lombaire. C’est un mal très répandu en France, touchant 80% de la population ! La zone lombaire soutient tout le poids du corps et est constamment sollicitée par les mouvements de la vie quotidienne. Généralement bénigne, la lombalgie n’en est pas pour autant indolore. C’est un mal d’autant plus aggravé par la sédentarité, touchant principalement les adolescents et les personnes d’environ 45 ans.

Le diagnostic de la lombalgie par un ostéopathe

Il s’agit dans un premier temps de différencier si le patient est touché d’une lombalgie aiguë (lumbago) ou d’une lombalgie chronique. La lombalgie aiguë survient de façon brutale, la personne reste bloquée suite à un faux mouvement, un coup de froid, un coup de fatigue et la douleur cède en général en une séance. En cas de lombalgie chronique, la prise en charge est généralement plus longue (de 2 à 4 séances).

Qu’il s’agisse de lombalgie aiguë ou chronique, l’ostéopathe observe la façon dont la personne se tient, en s’attardant sur la zone lombaire et la zone abdominale (les deux étant liées par tout un ensemble ligamentaire). L’ostéopathe questionne sur les antécédents, en particulier de chute ou de traumatismes (une fracture de genou ou de jambe par exemple), des douleurs passées dans le dos, de lumbagos “anniversaire” (qui surviennent à la même période). C’est ensuite qu’il pourra commencer à travailler.

La prise en charge de la lombalgie par Astrid Béguin

Astrid Béguin travaille principalement sur la zone lombaire, en incluant également les zones périphériques : travail d’alignement du bassin qui peut être dévié (sur un côté, en avant ou en arrière), de décontraction des viscères, et de rétablissement d’appuis au sol corrects au niveau du pied. Au niveau viscéral, il est important de libérer les organes (estomac, intestins, côlon…) qui pourraient être sous tension comme “recroquevillés” et qui viendraient ainsi tirer sur les ligaments et muscles du dos. Astrid Béguin détend également les muscles : le psoas (muscle qui part de l’avant de la hanche, traverse l’abdomen et va s’attacher sur les 5 vertèbres lombaires) et les muscles postérieurs. L’ostéopathe réalise alors un travail myotensif, qui consiste à étirer puis à relâcher les muscles plusieurs fois de suite.

En cas de lombalgie aiguë

En cas de lombalgie aiguë, il est primordial de consulter rapidement. Si y a eu une chute ou un accident, il faut que le patient aille consulter un médecin au préalable, avec des bilans radiologiques avant d’intervenir. L’intérêt de traiter rapidement c’est d’éviter les compensations qui se font très vite en cas de douleurs aiguës. Si une personne a mal, elle prend automatiquement des postures antalgiques pour se soulager. Mais cela peut générer d’autres problèmes par la suite : fermeture de bassin, appui trop prononcé sur une seule jambe, épaules trop rentrées… Plus on tarde a consulter, plus le travail devient complexe et long. Si la lombalgie aiguë n’est pas traitée, cela peut provoquer des lombalgies chroniques. En cas de lombalgie aiguë, une séance suffit généralement pour lever les différents blocages et soulager le patient.

En cas de lombalgie chronique

En cas de lombalgies chroniques, les séances seront plus nombreuses. Les douleurs sont souvent dues à un problème mécanique au niveau de la colonne, avec une cause médicale sous-jacente, de type hernie, arthrose ou pincement. Cela provoque une inflammation qui explique les douleurs. L’ostéopathie ne change pas le problème mécanique et ne fait pas disparaître une arthrose ou une hernie, par exemple. En revanche, l’ostéopathe soigne toutes les contractures, les restrictions de mobilité et les compensations qui se sont développées autour, soit au-dessus, soit en-dessous de la lombaire affectée. L’ostéopathe rétablit les décalages de bassin lorsqu’il y en a, restaure des appuis au sol corrects, fais en sorte que la colonne soit mieux centrée afin que la vertèbre malade soit le moins sollicitée possible. Par ce travail ostéopathique, un bon afflux sanguin est rétabli, donc une bonne oxygénation, ce qui combat le phénomène inflammatoire.

Les conseils post-séance d’Astrid Béguin

  • Soyez actif et pratiquez un exercice physique régulier. Mais si vous n’avez pas fait de sport depuis plusieurs années, reprenez de façon progressive, sans excès. Faites-vous éventuellement coacher pour éviter les blessures et vous remuscler de façon harmonieuse.
  • Renforcez vos abdominaux profonds (transverse et obliques) car ils soutiennent le dos et permettent de se tenir droit.
  • Appliquez du chaud dès que vous sentez une contracture se former (patch ou bouillotte).
  • En cas d’inflammation (hernie, sciatique), adoptez une alimentation anti-inflammatoire. Evitez les aliments qui acidifient le corps (sucres rapides des biscuits, pâtes ou céréales raffinées, produits industrialisés et plats transformés, alcool, café et chocolat, viande rouge et charcuterie, fromages gras…). Buvez de l’eau faiblement minéralisée, à pH basique (Evian, Mont Roucous, Valvert…). Faites la part belle aux aliments alcalinisants (fruits et légumes verts, fruits secs, citron, quinoa, herbes aromatiques, jaune d’oeuf, ail, oignon, pomme de terre).
  • Organisez votre poste de travail de façon ergonomique, avec l’écran placé à la hauteur des yeux. Tenez-vous droit, le ventre tonique, évitez de croiser les jambes et posez les pieds bien à plat au sol ou sur un repose-pieds.
  • Si vous travaillez assis, levez-vous régulièrement pour vous détendre et revenir vous asseoir en changeant de position.
  • Si vous travaillez debout, évitez les ballerines et les chaussures sans aucun talon. Préférez vous chausser avec un talon de 3 à 5 cm, afin que les orteils puissent être en contact avec le sol et amortir ainsi les microchocs occasionnées par la marche. Si vous le pouvez, changez de chaussures au cours de la journée.
  • Le yoga est conseillé contre le mal de dos car les mouvements s’effectuent toujours de façon symétrique, avec un échauffement préalable. La colonne est au centre de la pratique avec des flexions, extensions, inclinaisons qui travaillent selon tous ses axes… Préférez un yoga doux, centré sur la respiration et sur le bon alignement de la posture (Hatha yoga, Yoga Iyengar), sans jamais forcer.
  • Faites des massages à l’huile d’arnica, dans laquelle vous pouvez ajouter 2 à 3 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus citronné.
  • En cas de douleurs, prenez des granules d’Arnica 5 CH (une dose ou 10 granules, à répéter plusieurs fois par jour jusqu’à amélioration).