Diminuer les douleurs de l’endométriose avec l’ostéopathie

L’endométriose est une maladie gynécologique encore aujourd’hui mal diagnostiquée et mal prise en charge. Le délai moyen de diagnostic serait de plus de sept ans ! Pourtant l’endométriose touche près de 20% des femmes entre la puberté et la ménopause.

Qu’est-ce que l’endométriose ?

L’endométriose se traduit par des douleurs de règles très importantes. Dans certains cas, les douleurs sont également présentes en dehors des menstruations, comme lors de rapports sexuels.
La cause de la douleur ? Les cellules de l’endomètre (la paroi de l’utérus) migrent de dehors de la cavité utérine et se fixent sur d’autres organes (ovaires, vessie, intestin, rectum…).

L’approche de l’ostéopathe pour améliorer la qualité de vie des patientes

Diagnostiquer l’endométriose

En observant la patiente, notamment sa posture, l’ostéopathe remarquera des positions antalgiques, de compensations, pour “atténuer” la douleur. Ces postures, malgré l’effet antalgique, peuvent générer des tensions, notamment au niveau lombaire.

En posant les mains sur l’utérus et le petit bassin, l’ostéopathe explore les zones qui présentent des “hyperdensités” (zones dures, figées et réfractaires à toute mobilité).

La prise en charge des patientes souffrant d’endométriose

Les hyperdensités se focalisent en particulier sur l’utérus et l’ensemble des viscères du petit bassin, présentant alors des défauts de mobilité. Il s’agit d’un travail très doux pour lever les crispations et réduire toutes les compensations au niveau gynécologique mais aussi au-delà, au niveau lombaire ou digestif. L’ostéopathie ne soigne pas l’endométriose, qui relève d’un traitement médical ou chirurgical spécifique. En revanche, elle améliore la qualité de vie en diminuant les douleurs et en redonnant de la mobilité aux tissus. C’est donc une approche complémentaire, au long cours. Il ne s’agit pas que d’un travail physique, c’est aussi un moment d’échange, qui joue sur l’état mental de la patiente. Il faut que la femme se sente en confiance pour accepter de se détendre. Dans cette indication, il est conseillé de faire deux séances assez rapprochées puis des séances d’entretien à raison d’une par semestre. Comme la douleur est atténuée, l’état psychologique s’améliore peu à peu, ce qui participe au processus de guérison.

Les conseils post-séance d’Astrid Beguin, ostéopathe

  • Appliquez de la chaleur : une bouillotte chaude est parfaite pour lutter contre les douleurs.
  • Massez la zone, dans le sens des aiguilles d’une montre, en posant les mains au niveau du bas-ventre. Faites plusieurs tours, pendant dix bonnes minutes. Cela génère de la chaleur et améliore la circulation sanguine locale, d’où un effet apaisant.
  • Buvez des tisanes de camomille romaine entre chaque repas, pendant toute la période des règles pour atténuer les douleurs (1 cuillère à soupe de fleurs séchées dans 200ml d’eau frémissante, laissez infuser 10 minutes avant de filtrer puis boire.