L’ostéopathie en réponse aux douleurs liées aux émotions

Quel rôle va jouer l’ostéopathie en matière d’émotions ?

Une douleur est d’abord physique avant d’être psychique. Le mécanisme du cerveau face à la douleur est comme suit : le message douloureux monte vers le cerveau, qui va le localiser. Des messagers hormonaux sont ensuite envoyés pour estomper la douleur. En cas de saturation du cerveau dans sa capacité à résister aux douleurs, ce système se grippe et peut avoir l’effet inverse à savoir : amplifier la douleur au lieu de la calmer et apparaissent les douleurs chroniques. Les émotions jouent un rôle important dans ce type de douleur puisque des émotions enfouies ou difficiles à canaliser abaissent les défenses antalgiques naturelles de notre corps. Un cercle vicieux vient s’installer car plus le corps se crispe, plus la douleur s’intensifie.

Le bilan et l’accompagnement de l’ostéopathe

Le corps est une machine formidable qui peut endurer des épreuves et supporter des douleurs innombrables. Mais il peut aussi arriver à saturation et émettre des signaux d’alerte pour nous avertir qu’il n’en peut plus, qu’il faut trouver une solution pour que tout cela s’arrête. Ce sont souvent des lombalgies ou des torticolis aigus qui prennent plus de temps à partir et peuvent devenir chroniques. Le rôle des émotions n’est pas à prendre à la légère puisque, inconsciemment, le psychique et le physique sont étroitement liés. Ainsi, le mental peut entretenir une douleur comme il peut aussi modifier la posture du corps. Des blocages peuvent ainsi se former.

L'accompagnement du praticien est d’autant plus physique dans la levée des restrictions de mobilité des zones touchées par la douleur que psychologique - sans pour autant être psychologue - dans l’établissement d’une relation de confiance et un dialogue afin de mieux comprendre l’état émotionnel du patient et mieux traiter le problème somatique.

Plusieurs séances sont nécessaires et indispensables pour arriver à construire un dialogue avec le patient pour pouvoir cerner le problème et le traiter efficacement. La verbalisation du mal-être permet un soulagement moral, comme un poids qui s’en va, mais aussi un déblocage physique, que le praticien peut ressentir lors de la palpation.

Les conseils d’Astrid Béguin

  • Adoptez une bonne hygiène de vie en pratiquant une activité physique régulière. Entretenez votre vie sociale, pratiquez des loisirs qui vous procurent du bien. L’accompagnement ostéopathique doit être soutenu par une hygiène de vie saine.
  • Un soutien psychologique est conseillé. De même, la méditation ou l’hypnose peuvent être des ressources utiles pour surmonter la douleur.
  • Pensez à quelques séances de cryothérapie. Le grand froid (-140°) favorise la sécrétion d’hormones telles l’endorphine et la sérotonine, responsables du bien-être psychologique.