Les apports de l'ostéopathie face aux séquelles de l’AVC

L’obstruction ou la rupture d’un vaisseau sanguin dans le cerveau est la cause de l’AVC ou Accident Vasculaire Cérébral. En effet, le sang irrigue le cerveau en lui apportant des nutriments nécessaires à son développement mais également l’oxygène primordial à sa vie. A défaut de recevoir ces éléments, les neurones meurent et peuvent apparaître des séquelles selon la région du cerveau concernée.

Le travail d’analyse

Le premier travail de l'ostéopathe consiste à questionner le patient sur sa vie : la date de l’accident, son quotidien, son environnement, d'éventuels antécédents familiaux. L'autre facteur qui est tout aussi important à évaluer est l’état moral du patient. En effet, le psychisme joue un rôle essentiel dans le travail de guérison. L’ostéopathe s’intéressera donc sur son ressenti et son vécu par rapport à son AVC, sa capacité à faire face et à récupérer.

Les répercussions d’un AVC peuvent être invalidantes à différents degrés selon la zone du cerveau touchée : troubles de la mémoire, paralysie partielle ou générale, trouble du langage ou de l’écriture ou des douleurs neuropathiques (relatif aux nerfs périphériques). En effet, certaines douleurs, même si elles ne se démontrent pas scientifiquement par des examens, existent bien et doivent faire l’objet d’une grande attention.

Les actions de l’ostéopathe

L’attaque cérébrale étant une urgence vitale, il est tout à fait possible pour votre praticien d’intervenir le plus tôt possible. Un travail d’assouplissement et de décrispation des muscles et des articulations est fait pour soulager les douleurs et essayer de retrouver une fluidité dans les mouvements.

La mobilité n’est certes pas retrouvée comme à l’initiale mais une évolution de l’état est perceptible. Cela peut jouer grandement sur le moral du patient dans sa volonté de guérir et de mieux aller.

Pour une meilleure qualité de vie au quotidien, deux à trois séances rapprochées sont à programmer dans les semaines après l’attaque suivies de séances d’entretien tous les trimestres. Le suivi d’autres thérapeutes tels que le kinésithérapeute ou l’érgothérapeute permet une récupération globale.

Les bons gestes à adopter

  • Maintenir la mobilité des mains et des doigts en malaxant une balle en mousse.
  • Rester actif en pratiquant des activités douces : marche, bricolage etc…
  • Se faire masser ou s'auto masser pour relancer la circulation sanguine.
  • L’hydrothérapie sur matelas d’eau ou en baignoire pour le drainage du corps et la récupération en mobilité articulaire.
  • Faire des exercices de visualisation : bouger mentalement la partie paralysée. Cela stimule le cerveau et aide à la récupération.